514 257-6622 accueil@acefest.ca

Au chapitre des bonnes nouvelles, l’ACEF de l’Est de Montréal souligne l’entrée en vigueur du tout premier Code des fournisseurs de services de télévision ainsi que la révision par le CRTC du Code sur les services sans fil. L’un des avantages majeurs du nouveau code est l’option d’un service de base en télévision, moins coûteux qu’un forfait. Parmi les nouvelles mesures du code révisé le verrouillage des nouveaux appareils sans fil est maintenant interdit et les commerçants doivent déverrouiller sans frais, depuis le 1er décembre, les appareils déjà sur le marché.

Un autre dossier marquant est l’entrée en vigueur du projet de loi 92 qui oblige dorénavant les pharmaciens à divulguer, sur la facture remise à leurs clients, les honoraires qui s’ajoutent au prix du médicament d’ordonnance. Ces factures plus détaillées mettent cependant en lumière une situation inéquitable quant au coût de ces honoraires, selon que le consommateur est assuré par le régime public ou un régime privé d’assurance médicaments.

Le dépôt par le gouvernement du Québec du projet de loi 134, qui vise à moderniser la Loi sur la protection du consommateur et principalement les règles relatives au crédit et les contrats de services de règlement de dettes, a eu droit à des applaudissements de la part des groupes de défense des droits des consommateurs. Il s’agit d’une action décisive qui s’inscrit dans une démarche qui vise à s’attaquer aux pratiques et aux entreprises qui exploitent la détresse financière des consommateurs vulnérables : redresseurs financiers, entreprises de règlement de dettes et autres prêteurs à coûts élevés.

2017 a aussi connu son lot de ratés, tels que le mini-budget qu’a présenté le ministre Leitão, qui propose la répartition d’importants surplus budgétaires accumulés au prix des nombreuses compressions des dernières années. Cette répartition sur trois axes — une baisse d’impôt, un réinvestissement dans les services publics et le financement du troisième plan de lutte à la pauvreté — trahit un manque criant de prise en compte des intérêts collectifs des Québécois et prend plutôt des allures de saupoudrage préélectoral.