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Campagne courriel

 

À chaque débat des chefs, nous sommes toutes et tous déçu.es que les télédiffuseurs ne posent pas de questions sur les organismes communautaires, un maillon pourtant essentiel du filet social.

C’est pourquoi nous vous proposons d’interpeler Radio-Canada et TVA, via une campagne courriel, afin de leur demander de poser une question sur le soutien aux organismes communautaires.

L’objectif est de démontrer aux télédiffuseurs que nous sommes nombreux et nombreuses à souhaiter qu’on parle enfin de l’apport des organismes communautaires à la société québécoise.

Consignes

Qui peut participer ? • Invitez vos membres, participantes et participants, travailleuses et travailleurs à participer, à partir de leur adresse courriel personnelle ou du courriel de votre organisme/regroupement. • Bien sûr, vous pouvez participer à cette action en votre nom personnel. • Vous pouvez diffuser la campagne courriel sur vos réseaux sociaux!

Que dois-je faire ? • Vous pouvez copier et coller l’exemple type de courriel (voir plus bas), en ajoutant en pièce jointe ou en hyperlien la plateforme d’engagement de la campagne Engagez-vous pour le communautaire.

À qui dois-je l’envoyer ? • Faire deux envois séparés à :

  1. Radio-Canada : granddebat2018@radio-canada.ca et luce.julien@radio-canada.ca
  2. TVA : pierre.bruneau@tva.ca * Mettre en copie conforme engagezvousACA@gmail.com

Quand dois-je l’envoyer ? • À partir de maintenant et jusqu’au 13 septembre pour Radio-Canada et jusqu’au 20 septembre pour TVA.

Courriel type

Montréal, XY septembre 2018

Au, à la chef d’antenne,

Objet : Le communautaire réclame sa question au débat des chefs

Nous vous interpelons aujourd’hui pour vous demander de poser une question, lors du débat des chefs, sur le soutien aux organismes communautaires. À chaque élection, nous sommes des centaines de milliers de personnes à être déçues de ne pas figurer parmi les enjeux sociaux jugés assez importants pour faire l’objet d’une question à l’antenne nationale.

Pourtant, le milieu de l’action communautaire autonome est présent partout au Québec. Il compte plus de 4 000 organismes répartis dans toutes les régions. Il contribue à maintenir 60 000 salarié.es, ce qui représente 1,4 % de l’ensemble des emplois au Québec, un secteur d’emploi plus important que la fonction publique ou le secteur minier. Il est soutenu par ses 425 000 bénévoles qui lui offrent temps et engagement au quotidien. Il est fréquenté par des millions de personnes vivant diverses formes de difficultés. Le milieu communautaire fait partie intégrante du filet social québécois, au même titre que les services publics et les programmes sociaux et constitue l’une des formes de participation citoyenne la plus importante et la mieux organisée au Québec.

Leurs actions ont engendré, au cours des cinquante dernières années, des gains substantiels ayant bénéficié à toute la société. Pensons aux cliniques communautaires créées par les infirmières et les citoyen.nes qui ont inspiré le réseau des CLSC. Citons également les garderies populaires créées dans différents quartiers défavorisés de Montréal par les comités de parents qui ont inspiré le réseau des centres de la petite enfance (CPE), un modèle unique qui fait aujourd’hui la fierté du Québec. Les organismes communautaires ont été parmi les premiers à offrir des services d’aide juridique aux personnes n’ayant pas les moyens de se payer un avocat, inspirant ainsi tout le modèle étatique de l’aide juridique. Est-ce que les conjoint.e.s de même sexe pourraient se marier et constituer des familles sans les luttes LGBTQ+? Est-ce qu’il y aurait des logements sociaux sans l’action des comités de locataires? Est-ce qu’on aurait acquis l’équité salariale sans la lutte des groupes de femmes? Pourrait-on briser nos contrats de téléphone cellulaire sans les interventions des associations de consommateurs? Y aurait-il un moratoire sur les gaz de schiste sans les groupes écologistes?
Ces victoires collectives ne doivent pas être oubliées ou attribuées à la bonne volonté des politiciens.nes au pouvoir. Il s’agit au contraire de gains remportés de hautes luttes grâce, notamment, à la contribution des gens impliqués dans le milieu communautaire. Se remémorer ces victoires permet de comprendre que le mouvement communautaire a depuis toujours su trouver des solutions originales et adaptées aux besoins exprimés par les communautés.

Au cours des dernières années, les compressions dans les services publics et les programmes sociaux ont eu des conséquences importantes sur les conditions de vie de la population ce qui a considérablement déstabilisé les organismes communautaires. Face au manque d’accès aux services publics, un nombre toujours croissant de personnes appauvries et fragilisées se sont tournées vers le communautaire, provoquant ainsi une augmentation des demandes de soutien de 22 % par année.

Toutefois, le gouvernement n’a ni rehaussé significativement, ni indexé adéquatement les subventions des organismes depuis plus de 15 ans, alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter et que les demandes de la population ont explosé. Les récents investissements de 2017 et 2018 dans le soutien aux organismes communautaires, totalisant 54,5M$, ne représente que 5,5 % d’augmentation de l’enveloppe totale (1G), soit à peine 11 % des besoins réels exprimés par les organismes estimés à 475 millions.

Cette situation ne peut plus durer et est injustifiable, d’autant plus qu’un récent sondage effectué pour le compte du Réseau québécois de l’action communautaire autonome révèle que 84 % de la population se dit favorable à un financement adéquat des organismes communautaires.

Ce que les organismes demandent :

• Un rehaussement de 475M$ de leur financement de base ainsi qu’une indexation annuelle selon les coûts du système pour tous les organismes.
• Le respect de leur autonomie (pour qu’ils répondent aux besoins identifiés par les gens de la communauté et non aux priorités identifiées par les ministères).
• Une reconnaissance de leur apport au progrès social du Québec.
• Un réengagement envers la Politique gouvernementale en matière d’action communautaire.
• Un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux.
Pour plus de détails, consulter la plateforme électorale des organismes d’action communautaire autonome.

Compte-tenu de la contribution essentielle des organismes d’action communautaire autonome à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec, contribution qui est reconnue depuis 2001 dans une politique gouvernementale, nous vous demandons que soient posées les questions suivantes :

• Comment, concrètement, votre parti compte-t-il mieux soutenir les organismes communautaires tant en terme de financement que de soutien à leur autonomie?

• Que compte faire votre parti pour réduire les écarts socio-économiques entre les riches et les pauvres et pour maintenir et développer des services publiques et des programmes sociaux accessibles, universels, gratuits?

En vous remerciant d’avance de nous aider à rendre visible tout le travail invisible que font les organismes communautaires au Québec.

Nom de la personne signataire
Nom de l’organisme (*si c’est le cas)