Adopter des mesures de contrôle du coût des médicaments, notamment en instaurant un régime entièrement public d’assurance médicaments, permettrait de faire des économies d’1 milliard de $.

Au Québec, le coût des médicaments est beaucoup plus élevé que dans la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE ). La facture en médicaments s’élève à plus de 1 000 $ par personne au Québec. Les dépenses en médicaments représentent 20% de nos dépenses de santé ( contre 16% dans le reste du pays) et occupent le deuxième poste de dépenses de la Régie de l’assurance maladie du Québec ( RAMQ). La prime d’assurance médicaments a bondi de 175$ en 1996 à 660$ en 2016. Notre régime hybride d’assurance médicaments (public-privé) accumule ainsi des déficits annuels de 2 milliards $. Il y a donc clairement urgence d’agir, pour contrôler l’explosion des coûts des médicaments et pour garantir l’accès de l’ensemble de la société québécoise à des médicaments abordables. La Suède, qui ressemble au Québec avec ses 9,5 millions d’habitants, dépense la moitié moins pour ses médicaments ( 3,7 milliards $ contre 7 milliards $ ). Pourquoi ? Tout comme la France, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et d’autres, la Suède a adopté un régime entièrement public d’assurance médicaments. Ceci a permis à ces pays de mettre en place toute une série de mesures afin de reprendre le contrôle de leurs dépenses en médicaments. Plus de 300 groupes sociaux, dont la Coalition, revendiquent l’instauration d’un régime entièrement public d’assurance médicaments qui permettrait de récupérer entre 1 et 3 milliards $ par année, selon l’ampleur des mesures qui accompagneraient un tel régime. Une source de revenus non négligeable pour nos finances publiques